CHAPITRE 5

CHAPITRE 5
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Un jeune homme court à toutes allures dans les rues de Berlin, les joues trempées par ses pleures. Il est sensible, beaucoup trop et il le sait. Ses jambes semblent ne plus jamais vouloir s'arrêter, poussées par une puissance qui le suprend lui même. Il ne sait pas où il est et à vrai dire il s'en fou. Ou du moins il s'en persuade. L'inconnu... Qu'y a t'il de pire que l'inconnu ? Être seul, dans un lieu étranger, où la paranoïa vous bouffe le cerveau jusqu'à vous faire imaginer tout un tas de scénarios tous plus immondes et improbables les uns que les autres. Un coup à devenir fou, alors que la plus part du temps vous finissez toujours par retouver votre chemin et rentrer calmement chez vous. Alors, qu'il a t-il de pire ? Se faire rejeter. Oui, c'est bien plus horrible. C'est une douleur qui vous déchire le coeur, qui vous rend affreusement seul et surtout que vous ne comprenez pas. Seulement lui, il souffre des deux...

Alors il continue de courir, ça l'occupera au moins jusqu'à l'épuisement. Les rues défilent, certaines plusieurs fois, sous ses yeux et le soleil qui se cache de plus en plus derrière les grands immeubles augmente sa hantise. Il faut qu'il rentre. Qu'il rentre et qu'il s'enferme jusqu'à ce qu'il aille mieux. Au moins un peu.

Il ralentit de plus en plus, s'attardant maintenant sur chaque visage pour trouver le plus abordable. Il a peur de tout et de rien. Peur qu'on le viole, peur qu'on le tue, peur qu'on l'ignore. Peur de dormir à la rue cette nuit. Il se stoppe soudainement en accrochant le bras d'une femme assez âgée, priant pour que celle-ci ne prenne pas la fuite.

- S'il vous plait, savez-vous dans quelle direction se trouve l'université de l'art ?, demande t-il presque desespérement.
- Mon pauvre garçon, c'est à l'autre bout de ville !
- Ah...
- Là-bas, vous avez une station de métro, c'est indiqué normalement.
- Merci. Merci beaucoup.


Il sourit faiblement et repart en trotinant vers la station. Ses yeux parcours les plans de la capitale, cherchant la bonne ligne. Si seulement il avait fait attention à l'aller avec Georg. Il monte finalement dans le premier wagon qui arrive, avec un peu de chance il reconnaîtra quelque chose.

Il se « balade » comme ça pendant un temps qui lui paraît infiniment long. Une heure, deux, peut-être même trois. Il a éteint son portable depuis bien longtemps et ne porte pas de montre. Puis au fond quelle importance ? Personne de l'attend chez lui. Personne ne se soucit de ce qui peut lui arriver. Personne ne l'aime... C'est triste à dire mais à cet instant c'est ce qu'il ressent au plus profond de lui même. Et il se déteste pour ça.

Après avoir fait très certainement plusieurs fois le tour de la ville, il soupire de soulagement en voyant enfin un lieu habituel. Cette station. Il en est sûr maintenant, c'est de là qu'il est partit plutôt dans la journée. Et ça y est, il est rentré et pour la pemière fois depuis ce matin il sourit sincèrement. Pas de crainte, pas de stress, pas de peur. Juste la joie de résoudre un problème qu'il s'était créer volontairement, pensant que ça lui serait égal. Il marche lentement et réfléchit un peu à sa vie. Demain il ira en cours, pour se rassurer qu'il vit encore pour quelque chose à défaut de quelqu'un.
Il rêvasse, il pense. Oui, il y a encore Andreas, encore ses parents. Et sa soeur aussi, sa soeur qu'il aime tant et qui lui manque. Mais ils sont tellement loin de tout ça, tellement loin de tout ce qui lui arrive, qu'il ne trouve pas la force de concilier son passé et son présent.
Il entre dans le couloir menant aux chambres, grimaçant légèrement à la sortie de l'ascenceur. Ce mec, il ne veut plus jamais le revoir, plutôt crever que de revivre ça. La honte, celle qu'il a lontemps refoulée en se persuadant qu'il n'avait pas à la ressentir. Celle qu'il déteste pour le faire souffrir plus qu'autre chose. Non, plus jamais il ne veut revoir ce type et ça, il se le jure.

Péniblement, il pousse la porte de sa chambre déja ouverte...



[Pov Bill]




- Bill ! Enfin !!!, s'exclame t-il en se jettant dans mes bras.
- Georg ? Mais qu'est ce que tu... Qu'est ce que tu fais là ?
- Ben je t'attendais !,
dit-il, apparament étonné de la question.

Il me prend par les épaules et me pousse sur le lit.

- Tu dois être gelé, je vais te faire quelque chose de chaud. Il se dirige vers la petite cuisine sans se stopper. Mais qu'est ce qui t'as pris ? Tu sais que j'ai eu une peur bleu ? J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose ! J'étais à deux doigts de prévenir les autorités. Et ton portable ?
- Je... Je l'ai éteint...
- Bill... Mais pourquoi t'as fait ça ?
- C'est à cause de... De...
- De Tom oui, Lukas m'a raconté,
murmure t-il, déçu. Mais je veux dire, pourquoi tu es partit ? Faut pas te laisser faire ! Je pensais que cette histoire lui était passé...
- Quelle histoire ?
- Vaut mieux que je te raconte, pour que tu comprennes.


Il sort la tasse du micro-onde et me tend le chocolat chaud en s'installant à côté de moi.

- En fait Tom est un peu... Euh...
- Homophobe !,
m'exclame-je, dégoûté.
- Oui, enfin non. Enfin si mais il ne l'était pas avant d'avoir rencontré Lukas.
- Comment ça ?
- Je connais Tom depuis tout petit et malgré qu'il aime les filles, deux hommes ensemble ça ne l'a jamais dégoûté. Seulement il y a deux ans, je-
, il se tait, coupé par la personne qui vient de frapper à la porte.

Je me lève las et légèrement énervé d'être arrêté juste au moment où j'allais enfin comprendre. Je pose ma tasse sur la commode et ouvre la porte. C'est Lukas.

- Salut, dit-il en me voyant. T'es rentré !
- Oui.
- Georg m'a prévenu que tu... Enfin qu'il te trouvait plus alors comme il m'avait donné le numéro de ta chambre je suis passé pour voir si tout allait bien maintenant... Je te dérange pas j'espère ?
- Non, vas-y entres. Georg est là,
dis-je en m'écartant.

Il paraît un peu déçu puis adresse un grand sourire à son ami en le serrant dans ses bras. Je lui indique une chaise et reprend ma place à côté de Georg. Au début personne ne parle, gêné par la scène de l'après midi. Puis Lukas, comprenant le malaise qu'il a créé entame la discution :

- Vous faisiez quoi avant que j'arrive ?
- On parlait de... Tout à l'heure,
confit Georg.
- Ah Tom, conclue t-il, soucieux. Ne t'occupes pas le lui, il a une idée bien trop faite sur la question mais au fond c'est un mec bien.
- Ouais, je n'en doute pas !,
dis-je ironiquement.
- Si si je t'assure, continue Georg. J'irai lui parler pour que ça se passe bien entre vous.
- De toutes façons je ne compte pas le revoir !
- Bill !
- Quoi ?
- Laisses, on en reparlera plus tard. Je dois vous quitter, il est pratiquement onze heures et j'ai cours tôt demain. Bill on mange ensemble à midi ?
- Oui.


Il sourit et me serre dans ses bras. Je ne saurais dire ce que je ressens, il me rassure, il m'apaise, exactement comme ma soeur. Il est un peu son substitue pour moi ici. Au fond, j'ai peut-être encore des gens sur qui compter mais il y a une ombre au tableau... Tom. Comment Georg peut accepter un mec comme lui ? Puis Lukas surtout ! Parce que si j'ai bien compris, lui aussi est gay.

- Alors ça va ? Pas trop bouleversé par tout à l'heure ?
- Je... Non.


Il sourit, rassuré et prend la place de Georg. J'ai menti oui, mais je ne le connais pas. Comment savoir ce qu'il pense ou ce qu'il attend de moi ?

- Je te jure, t'en fais pas pour lui, il changera d'avis.

Il me prend dans ses bras et colle son torse contre le mien. Je me laisse faire, tout de même peu confiant et sens mon coeur battre dans ma poitrine contre le sien. Il ressert notre etreinte et dépose un lèger baiser dans mon cou. Je tremble, appeuré et ferme les yeux en me répétant sans cesse que je ne sens pas plâner dans l'air cette atmosphère étrange...




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Voilouuu, ce wk, comme promis ^w^. Bon euh au début j'ai tenté un petit passage sans POV, ça faisait longtemps que j'en avais pas écrit alors je ne sais pas trop ce que ça donne...

Sur la photo c'est David Williams (du groupe Son of Dork), celui que j'ai choisi pour Lukas.

Nyah, petite pub pour une fiction pas très connue et que je bétalecture ^w^, allez y !, ça vaut le détour : Nur-wir-zwei

Clem > T'en fais pas, tes commentaires sont un régal pour moi <3

Avis ?
# Posté le dimanche 07 octobre 2007 12:09
Modifié le vendredi 14 mars 2008 12:56

CHAPITRE 6

CHAPITRE 6
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[Pov Bill]



Il respire mon odeur, je le sens. Son soufle chaud fait légèrement voler les petites mèches de cheveux de mon cou et je tremble d'apréhension. Je le connais à peine et il est si proche, je n'ai pas l'habitude. Il me dit qu'il me comprend, qu'il sait exactement ce que je ressens mais je ne le crois pas. Il est si sûr de lui, si déterminé, si différent. Comment pourrait-il me comprendre ?

Il desserre son étreinte et me regarde dans les yeux.

- Je vais moi aussi te laisser, j'ai cours demain.
- D'accord.

- À samedi alors ?, dit il en se levant.
- Samedi ?
- Oui, tu viendras nous voir ? À la répétition ?
- Euh je sais pas, je ne pense pas...
- Rooh mais si ! De toutes façons avec Georg on sortira sûrement le soir, faut que tu viennes !
- Je verrais...
- Bonne nuit, alors.


Il se penche vers moi et me dépose un bisou sur la joue. Je n'ai toujours pas bougé et je le regarde sortir de ma chambre en me saluant gentiment de la main.

Décidement, je n'arrive pas à le cerner.


(......)



Nous sommes samedi soir. Je ne suis pas allé à la répétition malgré que Georg ait insisté pendant deux jours. Il n'a fait que me baratiner avec ça mais j'ai refusé, c'était trop humiliant, une fois ça me suffit largement. Même trop.
Bien sûr je n'ai pas pu refuser de sortir ce soir, à chaque fois c'est pareil il arrive à me faire céder, au moins un peu. Je suis anxieux mais au fond ça me fait plaisir, ça veut dire qu'il tient à moi et qu'il fait tout pour me remonter le moral. Alors il a choisit qu'on irait dans un bar, avec des amis à lui que je ne connais pas. Il m'a assuré qu'il n'y aurait pas Tom et qu'il ne me taînerai pas en boite, c'est surtout pour ça que j'ai dit oui.

- Bill ? Bill !
- Hm ?
- Tu le fais exprès de jamais m'écouter ou quoi ? Je vais finir par me vexer !


Je rigole devant sa moue faussement triste. Il veut me faire craquer mais c'est trop drôle !

- Vas-y moques toi de moi, te gênes pas !
- Pas. Ma. Faute !,
j'articule entre deux rires.
- Mouais bien sûr ! Tais-toi ou je t'enmène de force dans une boite gay !
- Georg !

- Mais si, ça peut être drôle ! Imagines je me fais draguer !

Il rigole et s'amuse à rouler du cul comme une fille en chaleur au milieu de la route. Vraiment, il n'y a aucune situation qui le dérange. Moi ça me gênerait mais lui il touve ça comique.

- Et je leur fouterai des gros vents en faisant croire que je suis avec toi !

Je ris et continue de l'écouter partir dans son délire. Il y croit en plus.

- Ils seront tous jaloux à mort !

Je rougis légèrement, quand on me complimente je suis incontrôlable.

- Allez Bill ! S'il te plaît !
- Dans tes rêves !
- Allez ! Et s'ils nous croient pas, je te roulerai une pelle !
- Euh t'essaies de me convaincre là ?
Oo
- Ben oui !
- Ca ne marche pas du tout alors. Dans tes rêves aussi !
- Pff, t'es même pas drôle.
- Je viens là déjà, c'est pas mal !
- Mouais...


Il a l'air déçu mais il devait bien sans douter. Moi, dans ce genre d'endroit ? C'est pas demain la veille !

- Au fait, il y aura qui ?
- Je sais pas. C'est aléatoire, y a en qui viennent, y a en qui viennent pas mais généralement le rendez-vous du samedi soir c'est là-bas.
- Il y aura Gustav et Lukas ?
- Gustav, je ne pense pas. Lukas ça dépend si T-,
il se stope gêné. Euh... Je veux dire, ça dépend qui vient quoi.
- Tu ne parlais pas de Tom j'espère ?
- Euh je sais pas... On verra hein !
- Georg !,
il s'écarte légèrement de moi et me sourit, embarrassé.
- Oui ?
- Tu déconnes ?,
dis-je en m'arrêtant.
- Ben euh... n.. ou-oui ?, hésite t-il.
- Oui ou non !
- Ca dépend si je dis « Non », tu fais quoi ?
- Je rentre !
- Alors, oui je déconnais !
- Tu te fous de moi ?
- Euh...
- Ok, je vois. À demain,
dis-je en me retournant et en partant.
- Bill ! Attends !

Il m'attrape par le bras et m'empêche d'avancer. Je gesticule mais il rigole, remarquant avec satisfaction que sa force est nettement supérieure à la mienne.

- T'es mon prisonnier ! Mwahaha !
- Georg ! T'es lourd.
- Oui je sais mais au moins je te tiens !
- Pas dans ce sens Georg, pas dans ce sens...,
m'exaspére-je et passant une main sur mon front.
- Bon tu viens ou tu campes ici ?
- Je viens mais s'il est là ça m'étonnerai que je reste bien longtemps.


Il sourit tout content et accroche son bras au mien en sautillant. Inutile de vous dire qu'il fait carrément pitié --". Il me traîne comme ça le long d'une dizaine de rues grouillantes d'agitation. Le samedi soir dans Berlin, je ne m'y suis pas encore habitué. On nous regarde bizarrement mais avec lui je n'ai même pas peur. Je ne rougis pas, je ne tremble pas, je n'essaie pas de me cacher, non rien de tout ça. Je rigole simplement et ça me rend étrangement heureux.

- Tiens, c'est là ! Suis-moi !

Il me traîne toujours par le bras et m'amène vers la table d'une terrasse déjà bondée. Apparement c'est un bar très coté, trop même. Ils sont une dizaine, une quinzaine peut-être j'ai du mal à évaluer, certains sont assis, d'autres debout et quelqu'uns appuyés contre la rembarde séparant la terrasse du trottoir. J'aime pas ça, j'angoisse rien qu'à l'idée de leur dire bonjour. Finalement avec soulagement, je repère Lukas debout un peu à l'écart, je fais un signe de la main aux personnes qui nous regarde et le rejoins.

- Alors t'es venu ?, dit-il en tirant une dernière fois sur sa clope et en la laissant tomber par terre.
- Oui, je le fixe, légèrement dérangé par son geste et écrase mécaniquement la cigarette qui se consume encore. J'ai toujours détesté ça.
- Tant mieux, sourit-il. On se fait un peu chier ici...

Je rigole et me sentant plus à l'aise j'ose enfin un regard sur les autres jeunes présents. Je ne les ai jamais vu, sauf un ou deux qui sont à l'université. Je continue mon observation lorsque mon regarde se pose sur... Tom. Oh non... Il me fixe lui aussi et plutôt méchament.

- Je croyais qu'il ne devais pas venir, mumure-je.
- Il vient de temps en temps, quand ses autres potes n'ont rien de prévus. C'est rare qu'il reste chez lui le samedi soir.
- Vous lui avez parlé ?
- Ouais mais il est têtu comme une mule.
- Et pourquoi ?
- Euh,
hésite t-il, gêné. Une vieille histoire, enfin pas grand chose.
- Ok...


Il est bizarre et il ment mais au moins il ne me crache pas dessus. Je me retourne et Georg me fait un signe de la main pour me demander si tout va bien. Je lui souris et remarque que Tom a toujours ses yeux rivés sur moi. C'est quoi son problème ? Il me sourit, le genre de sourire qu'on déteste, qui ne vous dit rien qui vaille puis il m'adresse la parole coupant toutes les conversations en cours :

- Bill !

Je ne dis rien et remarque avec effarement que tous les regards suivent le sien et que par conséquent tous les yeux sont braqués sur moi. Y comprit Georg qui parait légèrement inquiet. À ce moment là je n'ai qu'une seule envie, partir en courant. Prendre la fuite, c'est la seule chose que je sais faire ces temps ci.

- Au fait je me disais, continue t-il, ça te dirait de venir un de ces soirs avec moi au ciné par exemple ?, il finit sa phrase par un rire moqueur et Georg se place devant lui.
- Tom ! À quoi tu joues ?
- Mais ! Laisses le répondre au moins !,
répond t-il.
- Ouais le laisse répondre !, répète en rigolant un gars, apparement un ami de Tom.
- Je... Je ne... Que..., je bégaye comme un lâche. Je suis tétanisé par lui et ne trouve plus le sens des mots. Je suis rouge depuis longtemps et je tremble tellement que tout le monde a du le remarquer. C'est pire, oui bien pire que la dernière fois.
- Il hésite en plus !, se moque Tom. C'est qu'il croirait presque tout ce qu'on lui dit !

Je regarde Lukas desespérement qui m'adresse un léger sourire mi-désolé, mi-réconfortant. Pourquoi ? Pourquoi il m'a traîné là ? Et pourquoi on s'en balance que Lukas soit homo ou pas et pas moi ? Je ne comprend plus rien. J'ai l'horrible impression qu'on m'a mentit sur toute la ligne. En partant de « Tout ira bien. » jusqu'à « Ici, les gens sont libres. ». Je mumure à Lukas « J'y vais. » et m'eclipse rapidement de la foule. Il a du monde partout et je me fond rapidement dans la masse, masquant les dernières moqueries de Tom par le brouahah incessant.
Je marche un peu, triste et profondément vexé puis une main se pose sur mon épaule, je sursaute en me retournant.

- Je te ramène.
- Non, ce n'est pas la peine, ça va aller.
- Si si, je te ramène.


Il sort deux clopes et m'en tend une, d'une main toujours tremblante je la saisis et la porte à mes lèvres. Ca fait tellement longtemps que je n'ai pas fumé. J'ai toujours culpabilisé en le faisant mais peut-être qu'aujourd'hui, ça me fera enfin du bien. Il passe son bras autour de mes épaules et m'entraîne avec lui.




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Hé Hop, une autre ! =p. La suite béh ça dépend de vous lol, ce wk très certainement.

Sinon, je ne sais pas si vous avez remarqué (sûrement pas xD) à chaque chapitre je préviens ce qui me l'ont demandé au précédent et seulement au précédent. Et ça pour plusieurs raisons... D'abord je ne veux pas faire ma chieuse mais j'estime que je ne vais pas prévenir quelqu'un qui m'a laissé en tout et pour tout un seul commentaire et ça juste pour me demander de le prévenir des suites à venir. J'ai pas envie de passé du temps (faut avouer que c'est assez long et que qd je viens de finir la mise en page ca me saoule) à prevenir des personnes qui ne laissent jamais un avis, ni rien. Ensuite pcq si certains arrêtent de me lire, j'ai pas envie de passer pour le gros boulet qui vient prévenir tous les trois jours >< BREF, c'est dit !

J'espère que vous n'êtes pas trop déçus que ça stagne un peu au niveau de la relation Bill/Tom, mais ça va venir ! ^w^ (plus tard xD) Naon sérieux, j'aime bien vous faire mijoter... Mwahahaha *sors*

Nem reviens ! T-T
# Posté le mercredi 10 octobre 2007 13:17
Modifié le vendredi 14 mars 2008 12:55

CHAPITRE 7

CHAPITRE 7
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[Pov Bill]



On marche ensemble depuis un petit moment. Il ne dit rien. Juste lui, moi, un paquet de cigarette et étonnement, je me sens mieux. Ca me donne l'impression pendant quelques minutes que je n'ai pas réellement vécu ça. Si seulement. Je frissone lorsque je sens son bras se resserrer autour de mes épaules. Il veut me rassurer c'est sûr mais avec lui je me sens tellement bizarre.

- Dis Lukas, tu savais que Tom était... Comme ça ?
- Plus ou moins enfin... Généralement il ne s'en formalise pas.
- Georg m'a dit que tu n'y étais pas pour rien, dans son comportement.
- Ah euh.. Non... Enfin je ne sais pas, je ne pense pas.
- Tant pis.


Je sais très bien qu'il me ment encore. Qu'est ce qu'il veut me cacher ? Ca m'est égal ce qui s'est passé avant, je veux juste comprendre pourquoi il fait ça et pourquoi moi. Il doit penser que ce n'est rien et pourtant ça fait si mal...

- Tu sais... Enfin, oublies-le. Il finira par en avoir marre et il te foutera la paix.
- Bien sûr,
dis-je en rigolant nerveusement. Et moi je reste là tranquillement à me faire humilier et à attendre que Monsieur ait finit son petit jeu ? Tu te fous de moi ?!
- T'énerves pas ! Mais qu'est ce qu'on peut faire d'autre ?
- Parles-lui. T'es son ami, non ?
- Oui mais sur ce point là, on est pas vraiment d'accord.
- J'ai remarqué ! Comment tu fais pour être ami avec un homophobe ?
- Tu sais quand on le connaît, il n'est pas si homophobe que ça...
- Pardon ? Tu rigoles ! J'ai jamais vu un mec comme lui !
- Je te le jure, tu ne le connais pas Bill. Il n'est pas comme ça normalement.
- Mais je lui ai rien fait !!
- Je sais, je comprend pas.


Je soupire desespérement. Les larmes me montent aux yeux quand je repense à la scène qu'il a fait. Son comportement et si... Horrible. Le premier jour quand je l'ai croisé, il me paraîssait tellement différent.
Il commence à être vraiment tard et je sens le souffle froid de la nuit se glisser sous ma fine veste. Toutes sortes de musiques entrainantes sortant de tous les côtés résonnent dans la rue et donnent une impression de grand n'importe quoi. Les gens sourient, rigolent, dansent parfois, ils semblent tous euphoriques et heureux. Ou alors c'est moi qui ai l'affreuse sensation que tout le monde voit tout en rose.

On continue de marcher, seuls dans la nuit, alors que les transports en commun ne sont pas encore fermés. C'est sans doute mieux, je n'ai pas envie de me retrouver chez moi avec lui.

- T'habites où ?, je demande.
- Aucune importance, je te ramène chez toi de toutes façons.
- Oui mais ça ne sera pas trop loin ? Pour rentrer ? Sinon je vais y arriver tout seul tu sais,
souris-je. Il rigole un peu puis répond :
- T'inquiètes pas pour moi, ça me dérange pas du tout.
- Comme tu veux.


Sa main se met doucement à caresser mon épaule. Plus il continue et plus je me rend compte que notre position est vraiment ambiguë, on dirait un couple. Pour moi ça remonte si loin tout ça, j'ai l'impression de ne pas me sentir à ma place. Comme si je n'y avais pas le droit. Ou du moins pas avec lui.

Au bout d'un temps extrèmement long, l'université se dresse enfin devant nous. On avance toujours côte à côte, j'ai l'impression de ne plus sentir mes mains, ni mon visage. Le froid, pourtant léger, m'a complétement anesthésié. On monte et entre dans ma chambre. La chaleur me provoque des piquottements désagréables dans les doigts, je tremble un peu et enleve ma veste pour enfiler à la place un énorme pull. Lukas n'a pas bougé, il me regarde faire pendant que je mets deux tasses de lait au micro-onde.

- Un chocolat chaud, ça te dit ?
- Oui, avec plaisir.
- Tu peux t'assoir,
dis-je en lui montrant de la main mon lit.

La pièce est assez petite et je n'ai presque pas de mobilier à part deux meubles, le lit et une pauvre chaise, alors pour recevoir c'est pas évident. Au bout de quelques minutes je sors les tasses et lui en tends une en m'installant à ses côtés. Il souffle légèrement dessus, sans parler, sans même me regarder. Je m'allonge sur le lit me laissant moi aussi me perdre dans mes pensées.

- Racontes-moi, dit-il en brisant le silence.
- Quoi ?
- Ta vie, avant.
- Oh. Il n'y a pas grand chose à dire. J'allais au lycée comme tout le monde et je consacrais la plupart de mon temps au chant et à la musique.
- Tu n'avais pas d'autres occupations ? Je sais pas moi, sortir, aller au ciné, te taper les plus beaux mecs du lycée,
rit-il. Personnellement c'est ce que je préfére.
- Non pas vraiment,
dis-je gêné. Avant ce n'était pas comme ici, les couples homos étaient très mal vu au lycée. Quoique je commence à croire que c'est pareil partout...
- Rah Bill, Tom a été naze sur ce coup, crois-moi. Mais ici, c'est réellement différent. La preuve ! Moi je le vis pleinement et je n'ai pas de problème. Tu devrais en faire autant.
- Je sais pas...
- Alors tes occupations ? Tu restais quand même pas cloîtré chez toi !
- Presque. J'étais souvent avec mon meilleur ami ou ma soeur. Sinon j'ai fait du mannequinat.
- Sérieux ?
- Ouais.
- Montres !
- Nan !
- Bill !
- Toutes façon, j'ai pas ça avec moi.
- Mais oui, je suis sûr que c'est la première chose que t'as mis dans ton sac.


Je rougis légèrement et détourne mon regard.

- Ah, tu vois ! Allez, montreeeeeeees !
- Nan, nan, nan.
- Mais ! Faut bien qu'elles servent à quelque choses ces photos !


Il se lève et commence à ouvrir les tiroirs de la commode, je le suis et l'empêche en me plaçant entre lui et le meuble.

- J'ai dit non !, dis-je en rigolant.
- S'il te plait ! Je te lacherai pas...
- Lukas !
- Bill ?
- T'es chiant...
- Je sais.
- Tu te pousses ?
- Que si tu me montres.
- Bon... ok.
- Ouais !
- Calmes-toi hein, c'est pas grand chose.
- Ca, je vais te le dire !


Je le pousse un peu et me retourne pour fouiller le fond d'un tiroir. Je les ai mise là, bien au fond pour être sûr que personne ne tombe dessus par inadvertance. Je sors une pochette noire, c'est vrai que ces photos j'en suis assez fier mais je suis toujours un peu gêné de les montrer. Je lui fais face et il m'arrache littéralement l'objet des mains.

- Hey !

Il se jette sur mon lit et sort les petites affiches. Il les regarde, admiratif, une par une puis sans les lacher des yeux il me dit :

- Elles sont géniales ! Je t'aurais jamais imaginé faire ça...
- Comme quoi,
dis-je en rigolant. Allez donnes maintenant !
- Attends, laisses moi profiter... T'es magnifique.
- Ah euh... Merci,
murmure-je en rougissant légèrement.
- Vraiment. Tu m'en feras des copies ?
- Pour que tu les accroches dans ta chambre !,
ironie-je.
- Pourquoi pas...

Je rougis encore plus et m'assoie au bout de mon lit, à son opposé. Plus il observe minucieusement les photos, plus je me sens gêné.

- Bon allez, dit-il en me tendant la pochette, j'ai l'original devant moi, c'est bien mieux.

Je baisse les yeux et me lève pour la ranger. J'essaie de prendre le plus de temps possible, retardant l'inévitable face à face. Il me met tellement mal à l'aise, je sens mes joues me brûler encore plus et mon coeur s'accélerer. Je reste debout et il se lève à son tour.

- Je vais y aller. J'ai encore un petit bout avant d'être chez moi, sourit-il.
- Mais je t'avais dit de-
- Chuuut,
coupe t-il en plaçant un de ses doigts sur mes lèvres. Je t'ai dit que ça n'avait aucune importance.
- Toutes façons, maintenant c'est fait.
- Oui.


Il prend sa veste et l'enfile en se dirigeant vers la porte. Je le regarde silencieusement faire, jouant nerveusement avec les manches trop longues de mon sweat.

- En tout cas ça m'a fait plaisir de passer un moment avec toi, dit-il en s'approchant de moi les bras légèrement ouverts.

J'esquive maladroitement son étreinte et recule de quelques pas pour lui ouvrir la porte. Il me sourit malicieusement.

- Pourquoi t'as peur Bill ?
- Mais j'ai pas peur !
- Si tu as peur de moi...
- Bien sûr que non.
- Alors tu ne m'en voudras pas si je fais ça.


Il s'approche rapidement de moi et avant que je n'ai eu le temps de faire quoique se soit, ses mains entourent mon visage et ses lèvres caressent tendrement les miennes. C'est bref, il s'écarte et pose un doigt sur ma bouche, m'empêchant encore de me prononcer.

- T'inquiètes pas, je n'ai pas envie non plus que ça soit trop rapide..., sourit-il. À demain.

Il s'avance pour m'embrasser à nouveau et attrape la porte pour la refermer derrière lui. Son sourire disparaît et je reste là, la bouche grande ouverte et les pensées s'embrouillant à une vitesse phénoménale.



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Je sens qu'il va y avoir du meurtre xD.

Je ne sais pas pour vous mais mercredi je vais au concert à Nantes =D (Pauline <3) Donc la suite le week end prochain (à moins d'un miracle xD). Si ça vous dit de me raconter vos concerts je suis toute ouïe =D

Clem > Un blog avec tes commentaires ? Je dis pas non ^w^
En ce qui concerne la fac, je fais un peu feeling étant lycéenne, j'ai ma meilleure amie qui y est et j'essaie de l'imaginer ça m'aide !
Merci pour tes commentaires **
# Posté le dimanche 14 octobre 2007 16:02
Modifié le vendredi 14 mars 2008 12:56

CHAPITRE 8

CHAPITRE 8
HELLOOO ! =D

Niark j'ai envie de papoter un peu heureusement que vous êtes là xD. Déjà merci pour vos commentaires géniallissimes *-*, j'vous aime ! Ensuite ben mon concert était superbe ! J'ai pas trouver l'attente trop trop longue, puis il faisait ni trop chaud ni trop froid donc c'était nickel. En plus, on a réussit à être très bien placé ! :D. On a pas eu la première partie DJ pourrie, mdr, d'ailleurs j'ai eu un choc quand ils sont montés sur scène je m'y attendais pas xD. Ils m'ont laissé mon brumisateur *-*, kyah je béni c'lui qu'à inventer ça, ça m'a sauver la vie. Pas contre mes photos sont trop nazes --", celle là, c'est je trouve, la plus réussit. Sinon j'ai chopé la bouteille de Georg mais on me l'a arrachée des mains (et écrabouillé un ongle >.<). Pas d'anglais **, bref c'était génial. Puis j'ai vu Paulineeeee <33

Nem, j'taime.




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[Pov Bill]



Je me réveille en sursaut, supris moi même par le rêve que je viens de faire. C'étais si... Si réaliste... Je pousse la couette, laissant respirer mon corps brûlant et passe ma main sur mon front en sueur. Je me laisse retomber en arrière et essaie de réfléchir posement aux images que j'ai vu. La vrai vie me fait tellement peur, comme si je devais me punir à chaque fois que je profite de quelque chose. Je me sens coupable, pas à ma place.
Je me lève pour me servir un verre d'eau et frissone en voyant les deux tasses vides dans le petit évier. Les traces marrons seches portent encore une légère odeur de chocolat. Alors, c'était bien vrai ? Mes doigts se posent sur mes lèvres et les frôlent à peine, comme ci en les touchant je pourrais ressentir à nouveau ce que j'ai vécu la veille. Mais pourquoi ? Je m'attendais à tout venant de lui, il est si à l'aise, si extravertit parfois même un peu trop fouineur, mais ça... Il me la fait sous-entendre lui même, il peut avoir tous les mecs qu'il veut, alors pourquoi moi ? Je ne suis pas ce qu'il cherche, je ne peux pas l'être... Je suis tellement différent. Puis je ne veux pas de ça, c'est trop tôt encore. Je crève d'envie de me sentir aimé mais la peur d'une relation m'empêche presque de vivre. Je ne suis pas nomal, je le sais mais j'y peux rien.

Je sors de mes songeries lorsque quelqu'un frappe à ma porte. Il est midi passé, c'est certainement Georg. J'enfile un pantalon et vais lui ouvrir.

- Bill !, s'exclame t-il en me serrant dans ses bras.

Etonné, je lui rend son étreinte puis m'écarte légèrement de lui. Un immense sourire orne son visage, me rendant encore plus incrédule.

- Quoi ? Qu'est ce qui se passe !
- Rah fais pas ton timide, je suis content pour toi !,
dit-il en me donnant une tape à l'épaule.
- Mais de quoi tu parles ?
- Toi et Lukas ! Il m'a appelé. Ca me fait trop plaisir ! Je savais que tu finirais par te lâcher un jour.


Il me fait un clin d'oeil et ferme la porte pour venir s'installer sans gêne sur mon lit defait. Je reste le fixer, à moitié sous le choc. Il aurait au moins pu m'en parler ! On a rien décidé et surtout pas ça.

- Fais pas cette tête t'es pas obligé de te justifier, me rassure t-il. Mais j'avoue que tu cachais bien ton jeu, j'avais même pas remarqué qu'il se passait un truc entre vous. Je ne dis rien. Bon c'est sûr je ne suis pas expert en relation mais quand même ! Mes deux meilleurs amis, j'aurais du m'en apercevoir... Et bah nan.
- Merci,
dis-je en m'asseyant.
- De quoi ?
- De me considérer comme un de tes meilleurs amis.
- C'est normal,
sourit-il. Je t'adore toiiii !

Il se jete sur moi et me compresse avec exagération contre son torse. J'explose de rire lorsqu'il laisse échaper une sorte de ronronnement se rapprochant plus du tigre que de l'humain. Ce mec m'étonnera toujours.

- Mon Billou, amoureux !
- Euh... enfin,
murmure-je, gêné. C'est un peu précipité tout ça.
- Mais non, le bonheur ce n'est jamais trop précipité !
- On verra... Je ne sais pas.


Il sourit et se dirige vers mon armoire.

- Alors voyons, faut trouver de quoi te faire beau maintenant.
- Hein, pourquoi ?
- Ben,
commence t-il en se retournant, un tee-shirt noir extremement moulant à la main, tu ne peux plus refuser la boîte gay ! Si t'as peur de te faire draguer y'aura ton chéri pour te défendre.
- Georg,
je soupire. C'est quoi, c'est ton fantasme ? T'es pas gay, pourquoi cette boîte t'obnubile tant que ça ?
- Ouais c'est peut-être un fantasme... Ou alors j'ai trop regardé Queer as Folk et trop eu envie d'entrer dans le Babylone,
rigole t-il.
- Toi ?, je m'étonne.
- Ben ouais, Lukas est fan, j'étais bien obligé. Puis au moins quand j'étais là, ça l'empêchait de trop se branler en mattant Justin !

Je souris légèrement. Toujours aussi franc et spontané. J'aurai détesté qu'on parle de moi comme ça mais apparement lui n'en fait pas cas. Il continue sa fouille et en ressort un jean foncé, orné de quelques chaines et tout aussi moulant que le tee-shirt.

- Ca ! Parfait. Vous serez le couple le plus sexy de la boîte, j'ai trop hate de voir ça !
- J'ai pas dis oui...
- Allez !,
dit il en me faisant les yeux doux.
- Je sais pas... Je te l'ai déjà dit, je me sens pas à l'aise dans ce genre d'endroit.
- Ouais, mais tu n'étais pas non plus prêt à assumer ta sexualité et maintenant t'as un copain,
dit il fièrement.

Un copain. Rien que l'appelation me fait peur. Faut que je l'écrive sur mon front pour qu'on comprenne ? Je ne veux pas, je ne peux pas... Je suis trop froussard, trop coincé... Trop tout. J'y arrive pas.
Et pourtant... Je ne sais même pas si je suis capable de lui dire non.

- Bill ? Hé ho, tu m'écoutes ?
- Oui, pardon. Tu disais ?
- Lukas arrive bientôt, tu ferais mieux de filer de laver pendant que je choisis ta tenue.
- Euh pour la tenue, je vais m'en charger merci.


Il fait semblant d'être vexé et je prend quelques fringues, pratiquement au hasard avant de le laisser seul pour me diriger vers les douches communes. Tout s'embrouille dans mon esprit, je ne sais pas ce que je veux, c'est dingue je ne suis même pas capable du plus primordial. Faire un choix. Je veux un copain oui bien sûr mais je ne sais pas si je veux que ce soit maintenant, ni si je veux que ce soit Lukas. Avec lui, aucune chance de vivre notre relation discrétement. Et puis Tom... Je sais bien qu'il n'a rien avoir là-dedans mais je serais obligé de le revoir et de supporter encore plus ses réflexions, quand il aura la preuve que c'était bien vrai.

Je m'enferme dans une cabine et laisse couler l'eau brûlante sur moi. Ca me soulage, ça m'apaise. Je me surprend même à imaginer à la place, les mains d'un homme courir sur ma peau, me faire frissonner et me rendre heureux.

Ce n'est pas comme ça, que je me sens avec lui...


(......)



- Ah Bill, enfin !

Je ferme la porte et me retourne vers Georg. Il est encore là, sur le lit mais cette fois ci accompagné de Lukas. En prenant le plus de temps possible je range mes vêtements et mes affaires de toilette. Qu'est ce que je dois faire ? Je ne vais quand même pas l'embrasser. Lentement, je m'assois avec eux sur le lit. Lukas pose une main près de moi et se penche en avant. Je ne bouge pas et laisse ses lèvres venir à la rencontre des miennes, ça me gêne qu'on nous regarde, mais je ne dis rien. Puis il se retire rapidement.

- Coucou toi, sourit il.
- Salut...
- Kyaaah, vous êtes trop mignons !
- Georg !,
m'exclame-je.
- Ben quoi c'est vrai !

Je regarde Lukas qui sourit, apparement du même avis. Je suis réellement le seul à être bizarre.

- Je vais peut-être vous laisser tous les deux alors, dit Georg.
- Non ! Enfin, tu peux rester ça.. Ca nous dérange pas, rattrape-je.
- T'inquiètes pas pour moi, dit il dans un clin d'oeil. Il se lève et nous adresse un signe de la main. Amusez-vous bien !

La porte se referme, Lukas se raproche légèrement de moi et pose sa main sur la mienne. Sans rien dire je regarde ses doigts qu'il emmêle tendrement aux miens.

- J'ai voulu t'appeler hier soir mais je me suis dis que tu dormais sûrement, murmure t-il.
- À vrai dire, je n'ai pas réussit à m'endormir rapidement, avoue-je.
- Moi non plus.

Le silence s'installe, je n'ai rien à lui dire. Je lui en veux mais j'ai l'impression qu'il ne s'en ai même pas rendu compte. Au bout de quelques minutes il appuit doucement sur mon torse, m'incitant à m'allonger et fait de même à côté de moi. Je regarde le plafond, je pense. Je pense tellement fort que je presque peur qu'il entende, qu'il devine. Stupide.

- Tu penses quoi de nous ?, il demande.
- Je... Je ne sais pas. Je n'ai pas encore eu le temps d'y réfléchir.

Faux. Complétement faux. Je n'ai fait que ça. Ca me hante même.
Il soupire et continue de faire glisser ses doigts entre les miens.

- Tu sais, je ne veux pas te forcer. Si je ne te plais pas, faut me le dire.
- Non... Non, ce n'est pas ça mais... Je sais pas.
- Je suis sûr que tu sais...
- Non je te jure. Puis on se connaît à peine, alors c'est pas evident.


Il se relève sur un coude et me regarde dans les yeux.

- On sort un peu ce soir ?
- Euh, ça dépend où. Georg veut m'emmener dans une boîte gay !
- Pourquoi pas,
sourit-il.
- Parce que ! Parce que... Ce n'est pas mon genre, parce que je n'aime pas ça.
- Comme tu veux. On va chez moi alors ?
- Ecoutes... Je sais pas-
- Chuuut,
me coupe t-il. J'ai comme l'impression de revivre des tonnes de fois la même scène. On fera ce que tu voudras, pour l'instant on reste ici.

Il sourit et je vois son visage se rapprocher inexorablement du mien. Je voudrais fuir, crier mais je le laisse à nouveau m'embrasser. Encore, encore et encore. Voyant que je ne le repousse pas, sa langue vient timidement caresser mes lèvres et une de ses mains se glisse dans mes cheveux. Et pour ne pas changer je laisse faire...

Après tout, c'est agréable.




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Oui, Bill est un torturé de l'esprit... Je suppose que vous n'allez pas vmt le comprendre mais bon je le vois comme ça. Il est très bizarre et un peu calqué sur moi, je dois bien avouer...
J'espère que ça vous plait quand même.

<3

EDIT : Tousocroisic > Oui j'ai MSN ^^ si vous voulez vous pouvez me laissez votre adresse =p (d'ailleurs Clem je t'attends ^^")
À venir bientôt un lemon (à quatre : Bill, Tom, Gustav et Georg x]) écrit en colaboration avec Mariiiine <3, faut bien innover ! xD
# Posté le jeudi 18 octobre 2007 13:05
Modifié le vendredi 14 mars 2008 13:00

CHAPITRE 9

CHAPITRE 9
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[Pov Bill]



Sa main descend lentement le long de mon dos mais jamais plus bas. Je tremble, je le sens mais je le laisse faire. Sa langue se frotte tendrement à la mienne et je n'arrive même pas à savoir si j'aime ça... En tout cas il ne me dégoûte pas et me fait du bien... C'est peut-être ça l'amour ?... Non bien sûr que non, je l'ai connu moi aussi et je sais très bien que ce n'est pas ça... Doucement une de ses jambes vient se mêler aux miennes, je sais qu'il essaie d'en avoir toujours plus et dans un sens ça m'énerve un peu. Sa main passe sur mon torse pour continuer de me toucher et je casse lentement le baiser.

- Alors, me dit-il en déposant un bref baiser sur mes lèvres, on reste ici ce soir ?

Je fais semblant de réfléchir puis il glisse sa tête dans mon cou pour m'embrasser. Encore... Sa proposition implicite ne fait qu'un tour dans ma tête.

- Euh en fait, je... je préferais qu'on sorte.
- Ah,
répond t-il un peu déçu. On va où ? Je te suis...
- Ok. Mais je.. Enfin je ne connais pas trop ici.
- Moi si !
- On a qu'à demander à Georg ce qu'il aimerait faire,
propose-je. J'avoue que l'idée de rester trop longtemps seul avec lui m'effraie.
- D'accord, de toutes façons il est sûrement dans sa chambre. Je parie qu'il voudra aller en boite !
- Oh non c'est vrai. La boite gay, ça fait une semaine qu'il essaie de m'y trainer.
- Bonne idée !
- Lukas !
- Ben quoi ? C'est géant ! Tout le monde aime.
- Je ne suis pas tout le monde..
- Ca je l'avais remarqué, mais fais moi confiance. Ce n'est pas si terrible que tu l'imagines.
- Je ne sais pas...,
dis-je, hésitant. J'aime pas danser, j'aime pas draguer, j'aime pas boire. Je ne vois vraiment pas ce que j'y ferais...
- Tu seras avec nous... S'il te plait.
- On verra. On a qu'à aller faire un tour avec Georg pour commencer.


Il soupire tendrement puis me sourit. Sa main passe une énième fois dans mes cheveux et il penche sa tête vers la mienne, j'esquive discrétement.

- T'as qu'à... Aller rejoindre Georg. Je vais me changer.

Il acquise et on se lève tous les deux. Je vais directement mettre le nez dans mon armoire déjà ouverte, il glisse une main dans mon dos et dépose un baiser sur ma joue.

- À tout à l'heure.

...
Je n'en peux plus de ne pas savoir ce que je veux. Je soupire et plonge ma tête dans mes mains, je m'asseois à même le sol. Il s'est passé beaucoup trop de chose en quelques heures. J'ai tellement l'habitude d'être seul, d'être une simple oreille aux problèmes des autres. J'ai plus souvent vu que vécu. Ou alors je l'ai regretté...

Et maintenant, allongé au milieu de ma chambre, boulerversé par toutes ces questions nouvelles et assomantes que se pose chaque personne normale, une seule image me vient. Lui. Tom...


(......)



- On va où ?, je demande en sautillant sur le trottoir.
- Pareil que la dernière fois, dit naturellement Georg.
- Ah. On est obligé ?
- Bah, à moins que tu veuilles qu'on passe la soirée comme trois pommés, oui,
sourit-il.
- Moi, ça me va.
- Et moi alors, je tiens la chandelle ?
- Mais non roooh !
- Toutes façons ça se discute pas, c'est mon bar préféré, situé dans ma rue préférée et dans ma ville préférée *_*. C'est pas négociable.


Je soupire. Même si je ne l'ai connais pas beaucoup ou même pas du tout, je ne porte pas vraiment les amis de Georg dans mon coeur. Enfin bon. Lukas se rapproche de moi et glisse sa main dans la mienne, je lui souris timidement. Insciemment mon regard balaye la foule, à la recherche d'un quelconque dégoût des passants mais rien. Ils m'ont peut-être pris pour une fille. Je crois que c'est la première fois que je le prend comme un avantage. Je sursaute lorsqu'il m'embrasse sur la joue.

- Ca va ?, sourit-il.
- Oui pourquoi ?
- T'as l'air très... Pensif.
- Non j'ai juste un peu froid,
dis-je au hasard.

Il sourit encore plus et son bras vient entourer mes frêles épaules. Il a du prendre ça pour une demande. Tant pis...

- Kyaaaah !, s'exclame Georg.
- Euh, t'es sûr que ça va ?, je questionne.
- Oui !! T'as vu y a plein de monde ! C'est la fêteee !

Il cours en direction de la terasse et saute au cou d'une fille qui lui rend son étreinte, je rigole face à son attitude. Il fait la bise à tout le monde comme ça, puis je regarde Lukas qu'il leur adresse un simple signe de la main.

- Tu ne dis pas bonjour ?
- Non. Enfin sauf si ça te dis de faire les embrassades à tout le monde.
- À vrai dire, ça ira..


On se met un peu l'écart, appuyés sur la rambarde et sa main se remplace dans la mienne. J'observe distrètement l'engouement de Georg, espérant au fond qu'il revienne rapidement nous tenir compagnie.

- Hé Tom ! T'es venu !

Je tremble à l'entente de ce prénom et me retourne instinctivement, effectivement Tom est bien là. Il traverse rapidement la route et sert la main du gars qui l'appelait. Au moins une bonne chose, il ne m'a pas vu. Tout comme Georg quelques minutes plutôt il salue tout le monde, il fait le tour des quelques tables, un sourire etirant ses lèvres et nous remarque enfin. Je ne bouge pas, mes yeux se baissent, mon coeur s'accélere, j'enlace fortement mes doigts à ceux de Lukas et je supplie intérieurement pour qu'il ne m'humilit pas. Pas cette fois. Il s'avance vers nous et ses yeux se posent sur nos mains liés, il relève son regard étonné sur Lukas. Etonné mais bizarrement pas méchant ni agressif.

- On va peut-être y aller nous, dit Lukas en me tirant légèrement vers lui.
- Vous êtes ensembles ?, demande Tom, ignorant la remarque de son ami.
- Ca se voit non ?

Un froid immense reigne entre eux et j'ai l'impression d'être responsable de cette distance. Qu'est ce que ça peut faire qu'on soit ensemble ? Tom ne comptais pas se mettre avec lui.

- Georg !, appelle Lukas. On se la fait cette boite gay oui ou non ?
- Owiii,
crie t-il. J'arrive !

Lukas se retire de la terasse me traînant toujours derrière lui puis il se retourne vers Tom et lui dit :

- T'as eu ton tour, fallait en profiter.

Je me bloque légèrement mais il me tire toujours et nous éloigne de Tom qui reste ébahi.

- Pardon ?, dis-je réalisant à peine.
- Quoi ?
- C'est quoi ça ?
- Mais rien !

- Biiiiill !


Je sursaute, Georg me saute au cou en me serrant contre lui.

- T'as accepté ! T'as accepté !
- En fait, j'ai encore rien dit.
- Oh, allez !
- Puis on a cours demain, j'arriverai jamais à me lever.
- Pas grave, faut profiter de la vie,
sourit-il en tirant sur mon bras.

Ils m'accrochent chacun d'un côté, j'ai l'impression de devenir une vrai marionnette. J'esquisse un sourire aux chatouilles incessantes de Georg et me retourne une dernière fois, juste au cas où; mon regard croise celui de Tom qui n'a toujours pas bougé, je frissone des pieds à la tête. Ce mec me fait tellement peur. Je lève les yeux et je me perds dans les étoiles, je me souviens l'espace d'un instant le jour où je l'ai bousculé. Oui, il m'effraie terriblement, au moins autant qu'il m'intrigue...




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Nyah Alors désolé pour ce long retard ><. Je voulais au départ poster mercredi mais j'avais une dissert de Géo jeudi, et je suis une vrai merde en Géo (je vous jure mon cas est finit xD).
Maintenant c'est les vacannnces ! Donc normalement je vais pouvoir poster relativement souvent (ou du moins essayer x]).
Je voulais vous remercier pour tous vos commentaires *___* quand je vois le nombre qu'il y a sur le chapitre précédent je réalise pas quea O_O. c'est de la folie ! Merci ! <3
Demain je vais voir Superbus ! =DDD
Le OS (lemon à 4 U.U) arrive bientôt, je l'écris avec Marine alors faut le temps qu'on finisse xD

Sinon, j'espère que l'histoire ne vous lasse pas trop. Je sais que ça traîne.




EDIT: Y en a qu'on écouté 1000 Meere, la nouvelle chanson ? Si je m'attendais à ça ! O_O ! J'aime, j'aime j'aime *____*
Splendide. *_______________*
# Posté le vendredi 26 octobre 2007 18:45
Modifié le vendredi 14 mars 2008 13:00