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- Bill ! Enfin !!!, s'exclame t-il en se jettant dans mes bras.
- Georg ? Mais qu'est ce que tu... Qu'est ce que tu fais là ?
- Ben je t'attendais !, dit-il, apparament étonné de la question.
Il me prend par les épaules et me pousse sur le lit.
- Tu dois être gelé, je vais te faire quelque chose de chaud. Il se dirige vers la petite cuisine sans se stopper. Mais qu'est ce qui t'as pris ? Tu sais que j'ai eu une peur bleu ? J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose ! J'étais à deux doigts de prévenir les autorités. Et ton portable ?
- Je... Je l'ai éteint...
- Bill... Mais pourquoi t'as fait ça ?
- C'est à cause de... De...
- De Tom oui, Lukas m'a raconté, murmure t-il, déçu. Mais je veux dire, pourquoi tu es partit ? Faut pas te laisser faire ! Je pensais que cette histoire lui était passé...
- Quelle histoire ?
- Vaut mieux que je te raconte, pour que tu comprennes.
Il sort la tasse du micro-onde et me tend le chocolat chaud en s'installant à côté de moi.
- En fait Tom est un peu... Euh...
- Homophobe !, m'exclame-je, dégoûté.
- Oui, enfin non. Enfin si mais il ne l'était pas avant d'avoir rencontré Lukas.
- Comment ça ?
- Je connais Tom depuis tout petit et malgré qu'il aime les filles, deux hommes ensemble ça ne l'a jamais dégoûté. Seulement il y a deux ans, je-, il se tait, coupé par la personne qui vient de frapper à la porte.
Je me lève las et légèrement énervé d'être arrêté juste au moment où j'allais enfin comprendre. Je pose ma tasse sur la commode et ouvre la porte. C'est Lukas.
- Salut, dit-il en me voyant. T'es rentré !
- Oui.
- Georg m'a prévenu que tu... Enfin qu'il te trouvait plus alors comme il m'avait donné le numéro de ta chambre je suis passé pour voir si tout allait bien maintenant... Je te dérange pas j'espère ?
- Non, vas-y entres. Georg est là, dis-je en m'écartant.
Il paraît un peu déçu puis adresse un grand sourire à son ami en le serrant dans ses bras. Je lui indique une chaise et reprend ma place à côté de Georg. Au début personne ne parle, gêné par la scène de l'après midi. Puis Lukas, comprenant le malaise qu'il a créé entame la discution :
- Vous faisiez quoi avant que j'arrive ?
- On parlait de... Tout à l'heure, confit Georg.
- Ah Tom, conclue t-il, soucieux. Ne t'occupes pas le lui, il a une idée bien trop faite sur la question mais au fond c'est un mec bien.
- Ouais, je n'en doute pas !, dis-je ironiquement.
- Si si je t'assure, continue Georg. J'irai lui parler pour que ça se passe bien entre vous.
- De toutes façons je ne compte pas le revoir !
- Bill !
- Quoi ?
- Laisses, on en reparlera plus tard. Je dois vous quitter, il est pratiquement onze heures et j'ai cours tôt demain. Bill on mange ensemble à midi ?
- Oui.
Il sourit et me serre dans ses bras. Je ne saurais dire ce que je ressens, il me rassure, il m'apaise, exactement comme ma soeur. Il est un peu son substitue pour moi ici. Au fond, j'ai peut-être encore des gens sur qui compter mais il y a une ombre au tableau... Tom. Comment Georg peut accepter un mec comme lui ? Puis Lukas surtout ! Parce que si j'ai bien compris, lui aussi est gay.
- Alors ça va ? Pas trop bouleversé par tout à l'heure ?
- Je... Non.
Il sourit, rassuré et prend la place de Georg. J'ai menti oui, mais je ne le connais pas. Comment savoir ce qu'il pense ou ce qu'il attend de moi ?
- Je te jure, t'en fais pas pour lui, il changera d'avis.
Il me prend dans ses bras et colle son torse contre le mien. Je me laisse faire, tout de même peu confiant et sens mon coeur battre dans ma poitrine contre le sien. Il ressert notre etreinte et dépose un lèger baiser dans mon cou. Je tremble, appeuré et ferme les yeux en me répétant sans cesse que je ne sens pas plâner dans l'air cette atmosphère étrange...
Voilouuu, ce wk, comme promis ^w^. Bon euh au début j'ai tenté un petit passage sans POV, ça faisait longtemps que j'en avais pas écrit alors je ne sais pas trop ce que ça donne...
Sur la photo c'est David Williams (du groupe Son of Dork), celui que j'ai choisi pour Lukas.
Nyah, petite pub pour une fiction pas très connue et que je bétalecture ^w^, allez y !, ça vaut le détour : Nur-wir-zwei
Clem > T'en fais pas, tes commentaires sont un régal pour moi <3
Avis ?
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Un jeune homme court à toutes allures dans les rues de Berlin, les joues trempées par ses pleures. Il est sensible, beaucoup trop et il le sait. Ses jambes semblent ne plus jamais vouloir s'arrêter, poussées par une puissance qui le suprend lui même. Il ne sait pas où il est et à vrai dire il s'en fou. Ou du moins il s'en persuade. L'inconnu... Qu'y a t'il de pire que l'inconnu ? Être seul, dans un lieu étranger, où la paranoïa vous bouffe le cerveau jusqu'à vous faire imaginer tout un tas de scénarios tous plus immondes et improbables les uns que les autres. Un coup à devenir fou, alors que la plus part du temps vous finissez toujours par retouver votre chemin et rentrer calmement chez vous. Alors, qu'il a t-il de pire ? Se faire rejeter. Oui, c'est bien plus horrible. C'est une douleur qui vous déchire le coeur, qui vous rend affreusement seul et surtout que vous ne comprenez pas. Seulement lui, il souffre des deux...
Alors il continue de courir, ça l'occupera au moins jusqu'à l'épuisement. Les rues défilent, certaines plusieurs fois, sous ses yeux et le soleil qui se cache de plus en plus derrière les grands immeubles augmente sa hantise. Il faut qu'il rentre. Qu'il rentre et qu'il s'enferme jusqu'à ce qu'il aille mieux. Au moins un peu.
Il ralentit de plus en plus, s'attardant maintenant sur chaque visage pour trouver le plus abordable. Il a peur de tout et de rien. Peur qu'on le viole, peur qu'on le tue, peur qu'on l'ignore. Peur de dormir à la rue cette nuit. Il se stoppe soudainement en accrochant le bras d'une femme assez âgée, priant pour que celle-ci ne prenne pas la fuite.
- S'il vous plait, savez-vous dans quelle direction se trouve l'université de l'art ?, demande t-il presque desespérement.
- Mon pauvre garçon, c'est à l'autre bout de ville !
- Ah...
- Là-bas, vous avez une station de métro, c'est indiqué normalement.
- Merci. Merci beaucoup.
Il sourit faiblement et repart en trotinant vers la station. Ses yeux parcours les plans de la capitale, cherchant la bonne ligne. Si seulement il avait fait attention à l'aller avec Georg. Il monte finalement dans le premier wagon qui arrive, avec un peu de chance il reconnaîtra quelque chose.
Il se « balade » comme ça pendant un temps qui lui paraît infiniment long. Une heure, deux, peut-être même trois. Il a éteint son portable depuis bien longtemps et ne porte pas de montre. Puis au fond quelle importance ? Personne de l'attend chez lui. Personne ne se soucit de ce qui peut lui arriver. Personne ne l'aime... C'est triste à dire mais à cet instant c'est ce qu'il ressent au plus profond de lui même. Et il se déteste pour ça.
Après avoir fait très certainement plusieurs fois le tour de la ville, il soupire de soulagement en voyant enfin un lieu habituel. Cette station. Il en est sûr maintenant, c'est de là qu'il est partit plutôt dans la journée. Et ça y est, il est rentré et pour la pemière fois depuis ce matin il sourit sincèrement. Pas de crainte, pas de stress, pas de peur. Juste la joie de résoudre un problème qu'il s'était créer volontairement, pensant que ça lui serait égal. Il marche lentement et réfléchit un peu à sa vie. Demain il ira en cours, pour se rassurer qu'il vit encore pour quelque chose à défaut de quelqu'un.
Il rêvasse, il pense. Oui, il y a encore Andreas, encore ses parents. Et sa soeur aussi, sa soeur qu'il aime tant et qui lui manque. Mais ils sont tellement loin de tout ça, tellement loin de tout ce qui lui arrive, qu'il ne trouve pas la force de concilier son passé et son présent.
Il entre dans le couloir menant aux chambres, grimaçant légèrement à la sortie de l'ascenceur. Ce mec, il ne veut plus jamais le revoir, plutôt crever que de revivre ça. La honte, celle qu'il a lontemps refoulée en se persuadant qu'il n'avait pas à la ressentir. Celle qu'il déteste pour le faire souffrir plus qu'autre chose. Non, plus jamais il ne veut revoir ce type et ça, il se le jure.
Péniblement, il pousse la porte de sa chambre déja ouverte...
Alors il continue de courir, ça l'occupera au moins jusqu'à l'épuisement. Les rues défilent, certaines plusieurs fois, sous ses yeux et le soleil qui se cache de plus en plus derrière les grands immeubles augmente sa hantise. Il faut qu'il rentre. Qu'il rentre et qu'il s'enferme jusqu'à ce qu'il aille mieux. Au moins un peu.
Il ralentit de plus en plus, s'attardant maintenant sur chaque visage pour trouver le plus abordable. Il a peur de tout et de rien. Peur qu'on le viole, peur qu'on le tue, peur qu'on l'ignore. Peur de dormir à la rue cette nuit. Il se stoppe soudainement en accrochant le bras d'une femme assez âgée, priant pour que celle-ci ne prenne pas la fuite.
- S'il vous plait, savez-vous dans quelle direction se trouve l'université de l'art ?, demande t-il presque desespérement.
- Mon pauvre garçon, c'est à l'autre bout de ville !
- Ah...
- Là-bas, vous avez une station de métro, c'est indiqué normalement.
- Merci. Merci beaucoup.
Il sourit faiblement et repart en trotinant vers la station. Ses yeux parcours les plans de la capitale, cherchant la bonne ligne. Si seulement il avait fait attention à l'aller avec Georg. Il monte finalement dans le premier wagon qui arrive, avec un peu de chance il reconnaîtra quelque chose.
Il se « balade » comme ça pendant un temps qui lui paraît infiniment long. Une heure, deux, peut-être même trois. Il a éteint son portable depuis bien longtemps et ne porte pas de montre. Puis au fond quelle importance ? Personne de l'attend chez lui. Personne ne se soucit de ce qui peut lui arriver. Personne ne l'aime... C'est triste à dire mais à cet instant c'est ce qu'il ressent au plus profond de lui même. Et il se déteste pour ça.
Après avoir fait très certainement plusieurs fois le tour de la ville, il soupire de soulagement en voyant enfin un lieu habituel. Cette station. Il en est sûr maintenant, c'est de là qu'il est partit plutôt dans la journée. Et ça y est, il est rentré et pour la pemière fois depuis ce matin il sourit sincèrement. Pas de crainte, pas de stress, pas de peur. Juste la joie de résoudre un problème qu'il s'était créer volontairement, pensant que ça lui serait égal. Il marche lentement et réfléchit un peu à sa vie. Demain il ira en cours, pour se rassurer qu'il vit encore pour quelque chose à défaut de quelqu'un.
Il rêvasse, il pense. Oui, il y a encore Andreas, encore ses parents. Et sa soeur aussi, sa soeur qu'il aime tant et qui lui manque. Mais ils sont tellement loin de tout ça, tellement loin de tout ce qui lui arrive, qu'il ne trouve pas la force de concilier son passé et son présent.
Il entre dans le couloir menant aux chambres, grimaçant légèrement à la sortie de l'ascenceur. Ce mec, il ne veut plus jamais le revoir, plutôt crever que de revivre ça. La honte, celle qu'il a lontemps refoulée en se persuadant qu'il n'avait pas à la ressentir. Celle qu'il déteste pour le faire souffrir plus qu'autre chose. Non, plus jamais il ne veut revoir ce type et ça, il se le jure.
Péniblement, il pousse la porte de sa chambre déja ouverte...
[Pov Bill]
- Bill ! Enfin !!!, s'exclame t-il en se jettant dans mes bras.
- Georg ? Mais qu'est ce que tu... Qu'est ce que tu fais là ?
- Ben je t'attendais !, dit-il, apparament étonné de la question.
Il me prend par les épaules et me pousse sur le lit.
- Tu dois être gelé, je vais te faire quelque chose de chaud. Il se dirige vers la petite cuisine sans se stopper. Mais qu'est ce qui t'as pris ? Tu sais que j'ai eu une peur bleu ? J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose ! J'étais à deux doigts de prévenir les autorités. Et ton portable ?
- Je... Je l'ai éteint...
- Bill... Mais pourquoi t'as fait ça ?
- C'est à cause de... De...
- De Tom oui, Lukas m'a raconté, murmure t-il, déçu. Mais je veux dire, pourquoi tu es partit ? Faut pas te laisser faire ! Je pensais que cette histoire lui était passé...
- Quelle histoire ?
- Vaut mieux que je te raconte, pour que tu comprennes.
Il sort la tasse du micro-onde et me tend le chocolat chaud en s'installant à côté de moi.
- En fait Tom est un peu... Euh...
- Homophobe !, m'exclame-je, dégoûté.
- Oui, enfin non. Enfin si mais il ne l'était pas avant d'avoir rencontré Lukas.
- Comment ça ?
- Je connais Tom depuis tout petit et malgré qu'il aime les filles, deux hommes ensemble ça ne l'a jamais dégoûté. Seulement il y a deux ans, je-, il se tait, coupé par la personne qui vient de frapper à la porte.
Je me lève las et légèrement énervé d'être arrêté juste au moment où j'allais enfin comprendre. Je pose ma tasse sur la commode et ouvre la porte. C'est Lukas.
- Salut, dit-il en me voyant. T'es rentré !
- Oui.
- Georg m'a prévenu que tu... Enfin qu'il te trouvait plus alors comme il m'avait donné le numéro de ta chambre je suis passé pour voir si tout allait bien maintenant... Je te dérange pas j'espère ?
- Non, vas-y entres. Georg est là, dis-je en m'écartant.
Il paraît un peu déçu puis adresse un grand sourire à son ami en le serrant dans ses bras. Je lui indique une chaise et reprend ma place à côté de Georg. Au début personne ne parle, gêné par la scène de l'après midi. Puis Lukas, comprenant le malaise qu'il a créé entame la discution :
- Vous faisiez quoi avant que j'arrive ?
- On parlait de... Tout à l'heure, confit Georg.
- Ah Tom, conclue t-il, soucieux. Ne t'occupes pas le lui, il a une idée bien trop faite sur la question mais au fond c'est un mec bien.
- Ouais, je n'en doute pas !, dis-je ironiquement.
- Si si je t'assure, continue Georg. J'irai lui parler pour que ça se passe bien entre vous.
- De toutes façons je ne compte pas le revoir !
- Bill !
- Quoi ?
- Laisses, on en reparlera plus tard. Je dois vous quitter, il est pratiquement onze heures et j'ai cours tôt demain. Bill on mange ensemble à midi ?
- Oui.
Il sourit et me serre dans ses bras. Je ne saurais dire ce que je ressens, il me rassure, il m'apaise, exactement comme ma soeur. Il est un peu son substitue pour moi ici. Au fond, j'ai peut-être encore des gens sur qui compter mais il y a une ombre au tableau... Tom. Comment Georg peut accepter un mec comme lui ? Puis Lukas surtout ! Parce que si j'ai bien compris, lui aussi est gay.
- Alors ça va ? Pas trop bouleversé par tout à l'heure ?
- Je... Non.
Il sourit, rassuré et prend la place de Georg. J'ai menti oui, mais je ne le connais pas. Comment savoir ce qu'il pense ou ce qu'il attend de moi ?
- Je te jure, t'en fais pas pour lui, il changera d'avis.
Il me prend dans ses bras et colle son torse contre le mien. Je me laisse faire, tout de même peu confiant et sens mon coeur battre dans ma poitrine contre le sien. Il ressert notre etreinte et dépose un lèger baiser dans mon cou. Je tremble, appeuré et ferme les yeux en me répétant sans cesse que je ne sens pas plâner dans l'air cette atmosphère étrange...
_________________________________________
Voilouuu, ce wk, comme promis ^w^. Bon euh au début j'ai tenté un petit passage sans POV, ça faisait longtemps que j'en avais pas écrit alors je ne sais pas trop ce que ça donne...
Sur la photo c'est David Williams (du groupe Son of Dork), celui que j'ai choisi pour Lukas.
Nyah, petite pub pour une fiction pas très connue et que je bétalecture ^w^, allez y !, ça vaut le détour : Nur-wir-zwei
Clem > T'en fais pas, tes commentaires sont un régal pour moi <3
Avis ?


